Cours en ligne Thérapie brève de l’emprise narcissique :
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Développements et prévention
- Types et cycles de changement
2. Développement de soi
Types et cycles de changement
Palo alto définit deux types de changement, changement de type 1 (changement à l’intérieur du système) et changement de type 2 (changement du système, de ces règles…).
Dans le cadre de l’emprise narcissique, La personne est en difficulté car multipliant des changements de type 1, faisant « encore plus de la même chose qui ne marche pas » alors que la nécessité va vers un changement de type 2 : changement du système et/ou des règles du système.
LE CHANGEMENT DE TYPE 2

La consultation se déroule souvent dans la période de Marasme. On accompagnera donc la personne dans le Tri (psychopédagogie, normal et pas normal, explications, travail comportemental…) et Lâcher-prise (Double dissociation, « petit-deuil », ne plus attendre…) et dans la normalisation de la suite : désengagement, cocooning, expériences, casting approfondi…)… La page suivante décrit un cycle complet du sujet.
Pour compléter la démarche thérapeutique après être sorti de l’emprise, il convient d’accompagner la personne dans l’ensemble du processus. Désengagement et évolution personnelle (III.) et Réintégration (IV.) font partie intégrante d’un changement de type 2, gage d’expériences à venir différentes et sécurisées.
I. ALIGNEMENT
L’alignement est la phase du projet, de sa réalisation, du but visé et des moyens pour l’atteindre et du perpétuel feed-back sur ce qui est obtenu pour créer à nouveau etc…
– Emotions : optimisme, confiance dynamisme
– Pensées : « l’avenir me sourit », « Je sais ce que je veux », « mon projet est bien réfléchi »
– Actions : créer, planifier, entreprendre et agir
1. Objectif / rêver et planifier : il s’agit de re(commencer). Créer, innover, se fixer des buts et objectifs.
Rencontrer quelqu’un.
Compétence : créativité organisée.
2. Lancement :S’engager, initier le changement, avancer (étapes, buts et objectifs), faire preuve de flexibilité, s’adapter.
Lune de miel
Compétence : flexibilité
3. Plateau :
Apprécier les accomplissements et les nourrir du feed-back pour les enrichir et les renouveler en rêvant à nouveau.
Le feed-back est défaillant, la personne ne se pose pas les bonnes questions, ne prends pas de recul pour réfléchir à la relation. Le plateau n’en est pas un, plutôt un « faux plat » plus ou moins descendant, voire « chute libre ».
Compétence : feed-back
II. DESYNCHRONISATION
Les résultats obtenus contentent de moins en moins, perdent de leur saveur : insatisfaction, manque d’entrain, de motivation… En même temps que ce désenchantement, il y a une résistance au changement (faire encore plus de la même chose). Il va s’agir de faire le tri dans ce qu’il y a à garder ou abandonner pour renoncer à ce qui retient et lâcher-prise sur les insatisfactions et pouvoir prendre en charge un nouveau projet.
– Emotions : insatisfaction, culpabilité, tristesse
– Pensées : « c’est injuste », « Ca n’est pas logique.. », « Si seulement… »
– Actions : Eviter, attendre, se plaindre…
4. Marasme :
- Reconnaître les émotions négatives, renoncer à résister au changement, entendre le feed-back.
- Dans le cas du PN, manipulations, confusions, épuisements… empêchent le feed-back. La situation se détériore, le sujet s’épuise.
- Compétence : accepter et convertir le feed-back en quelque chose d’utile.
5. Tri
- Tri :Explorer et faire le tri de ce qu’on veut garder et ce qu’on veut éliminer.
- A travers les consultations, définir le problème, comprendre les fonctionnements du PN.
- Compétence : clairvoyance.
Changement de type 2 :
Le lâcher-prise est global. L’attitude est plus réceptive qu’active (le changement se vit plus qu’il ne s’opère) : accueillir les expériences, laisser l’ancienne structure pour explorer.
III. DESENGAGEMENT et EVOLUTION PERSONNELLE
On dit adieu à l’ancienne structure : au lieu d’essayer de réaménager la structure, on la quitte. On n’est plus dans des réalisations extérieures (type 1) mais dans des changements intérieurs.
– Emotions : solitude, détachement, anesthésie
– Pensées : « On ne me comprends pas », « Comment avoir du temps pour moi ? », « Je n’ai plus de projets »
– Actions : se retirer, s’isoler, dormir…
- Soi : Prendre soin de soi, guérir et construire une autre identité. Au lieu de chercher à réparer, à réaménager une structure qui ne fonctionne plus, on quitte la structure. Il va s’agir de guérir, de se développer, se découvrir, mettre à jour une nouvelle identité et satisfaire le désir de réalisation personnelle. Compétence : découverte, développement de soi. Normaliser cette période (ne rien faire et y prendre plaisir, se reposer, cocooning…). Développer une période « Qu’est-ce qui est bon pour moi ? » et mettre en place les actions qui correspondent.
Exemples d’activités préparant/favorisant l’étape suivante :
– Faire un voyage dans le désert.
– Faire une thalasso.
– Tenir un journal intime.
– Méditation, retraite.
– Ne rien faire et en être satisfait.
– Faire de longues promenades en solitaire.
IV. REINTEGRATION
Alternance de moment d’ouverture au monde et moments de repli sur soi. Il s’agit de reprendre contact avec l’extérieur tout en restant en contact avec soi. Ce va-et-vient permet de vivre les expériences de manière sécurisée, d’explorer d’une manière progressive.
– Emotions : Soulagement, sentiment d’être privilégie, sentiment d’être renouvelé.
– Pensées : « Je suis content de cette période », « Je sais prendre soin de moi », « Je revis… »
– Actions : Expérimenter, reprendre contact, activer et développer les réseaux.
Développer et/ou prioriser un nouveau type de relation (symétrique) dans les différents domaines de vie. Se centrer sur des valeurs relationnelles (empathie, flexibilité).
8. Renouveau :
- Renouvellement, réévaluation, revalorisation et soutien : on se réinvente.
- L’espoir remonte, une nouvelle identité se confirme.
- Compétence : résilience
9. Expérimentation :
- Innover, apprendre autrement, trouver des options, prendre le risque d’essayer.
- Expérimenter de nouvelles relations en alternance, avec des moments sur soi et en se laissant le temps du feed-back.
- Compétence : créativité et curiosité.
Exemples d’activités préparant/favorisant l’étape suivante :
- Tomber amoureux
- Chercher une nouvelle carrière
- Accepter un emploi temporaire, changer d’orientation professionnelle
- Déménager, changer le décor
- Trouver de nouveaux loisirs
- Explorer des options diverses
III. Désengagement, évolution personnelle et IV. Ré-intégration même si ce sont des périodes moins critiques, elles nécessitent un accompagnement peut-être plus espacé mais néanmoins important. Si elles sont de qualité elles vont permettre de ne pas reproduire un schéma qui a été dysfonctionnel en recommençant « plus de la même chose qui ne marche pas ». Il va s’agir de récupérer, de se centrer sur soi, de se développer et se redéfinir, « qui ont est et ce qu’on attend » et de réintégrer progressivement avec qualité une vie relationnelle sécurisée et différente en terme de choix humains, un « vrai nouveau chapitre ».
Développement du soi
1. Désengagement, évolution personnelle et réintégration.
Dans ce processus, la personne vit donc une étape de développement personnel puis une étape d’expérimentation qui permettent de construire un cycle suivant différent du précédent. De la qualité de ce moment sur soi dépend la suite de l’évolution (recommencer la même chose ou aller vers quelque chose de nouveau). Tri, lâcher prise de la partie précédente doivent être approfondis pour ne pas venir parasiter cette période.
Le développement de soi peut intervenir aux différents niveaux logiques de l’expérience.
Environnement : évoluer dans des environnements choisis
Comportements : développer un verbal , paraverbal et non verbal en accord avec une évolution relationnelle équilibrée et sécurisée.
– La technique Changement et évolution, proposée à la fin de ce document, permet de programmer un changement comportemental.
Capacités / stratégies : acquérir et/ou améliorer des compétences (s’affirmer, poser des limites, exprimer ses émotions, dire non, identifier les personnalités toxiques, développer son esprit critique…).
– La technique Changement et évolution, proposée à la fin de ce document, permet de programmer un changement comportemental.
– La technique Stratégie pour retrouver ses compétences,proposée à la fin de ce document, permet de se distancier et de rester compétent dans une situation habituellement déstabilisante ou problématique (sidération, perte de moyen, manque de répartie, naïveté, agressivité…).
Emotions : remettre en cause les danger relationnels.
– La technique Double dissociation, proposée à la fin de ce document,permet de classer des situations, émotions limitantes voire traumatiques.
– La technique Désactivation d’ancre, proposée à la fin de ce document, permet de se désensibiliser à des situations anxiogènes ou problématiques d’un point de vue sensoriel et émotionnel (colère, incompréhension, dégout, répulsion, chair de poule…), comme par exemple les interactions après la séparation ou le contact avec d’autres personnes toxiques.
– La technique Récapitulation, proposée à la fin de ce document, est une technique d’hypnose d’hygiène mentale et énergétique utile après avoir quitté une relation toxique ou difficile (vie personnelle, professionnelle…) : il s’agit de récupérer l’énergie dépensée et de se débarrasser des séquelles ou encombrements encore présents.
Croyances : remettre en cause des croyances limitantes, développer l’estime de soi…
- La technique Train des contraintes, technique proposée à la fin de ce document permet de remettre en cause des croyances.
- La technique Valeur inconditionnelle, technique d’hypnose proposée à la fin de ce document permet de développer l’estime de soi.
2. Au fil de la démarche
- Rechute : le retour vers la personne toxique pendant la thérapie peut être vécu par le sujet comme un aveu de faiblesse, un échec alors qu’il s’agit souvent d’un besoin de valider ce qui a été établi en thérapie, donc une étape nécessaire que le thérapeute devra normaliser.
- Sécuriser la suite : dans le cas d’une envie de rencontrer amoureusement, attirer l’attention du sujet, non pas sur le contenu de la relation (activités, points d’intérêt commun, cadeaux…) mais sur la structure de la relation en faisant de la symétrie relationnelle (empathie et flexibilité) un critère non-négociable (si il n’y a pas au début, ça ne va pas venir après, si il y a au début, on observe si ça continue).
- Apprendre à se distancier sans fuir pour autant. Se distancier n’empêche pas d’être en relation. Mais cela permet de retrouver de la place pour se penser, se ressentir, respecter ses besoins et choisir son positionnement. Face à quelque chose qui ne convient pas, on pose des limites ou on se soustrait (ce qui est une manière de poser des limites). Dans le cadre du PN, se soustraire n’est pas un évitement mais du bon sens.
- Apprendre à écouter ses propres affects et son besoin d’être en relation avec d’autres personnes empathiques et flexibles : construire un cercle amical (3, 4, 5 personnes) sécurisé. Se relier à d’autres en veillant à ce que chacun puisse être accueilli dans ses émotions dans la réciprocité et la chaleur humaine.
3. Valeurs fondamentales
Du point de vue des valeurs, une mutation peut être accompagnée :

4. Identité et réalisation
Dans la continuité des valeurs, aider la personne à préciser
- son identité : ce qu’elle est, ce qu’elle n’est pas, ce qui la définit et en quoi elle diffère des autres…
- sa mission : à quoi elle veut contribuer, ce qu’elle désire réaliser etc…
Les protocoles Identité et réalisation et Le prochain chapitre présents dans le téléchargement PDF de fin de document sont des exemples de guide vers le futur et un réel changement de type 2.
ANNEXE
Enfants et parent narcissique
L’enfant du PN :
– Peu d’expression des émotions et sentiments (il faut dissimuler face à un parent qui utilise tout).
– Il est très attentif à la cohérence entre les paroles et les actes (côtoyant un menteur/manipulateur).
– Ils encaissent : peuvent s’enfermer dans une bulle pour se protéger des assauts destructeurs du parent.
– Ils minimisent : leur réalité est régulièrement déniée par le parent toxique, comme si ça n’était pas important.
– Ils sont dans le syndrome de l’imposteur, construit par les dévalorisations.
– Ils cherchent un amour inconditionnel (l’ »amour » du PN est conditionné).
– Ils peuvent souffrir de dépendance affective.
– Ils culpabilisent (le PN leur fait endosser la responsabilité de ce qui se passe).
– Peur de décevoir : l’idée est de se sur-adapter pour obtenir l’amour inconditionnel.
– Anxiété, hypervigilance : la pression du PN met sous une tension permanente, les violences dans l’insécurité.
– Sentiment d’injustice : tout est décidé, fait en fonction du parent PN, ce qui constitue une injustice.
– Manque de reconnaissance : le parent PN s’attribue les bénéfices de ce qui va bien et diminue les mérites des autres.
– Faible estime de soi due aux dévalorisations.
– Perte d’identité, sentiment d’être rien : les injonctions toxiques du parent PN, les besoins du PN seuls importants font ressentir à l’enfant qu’il n’existe pas ou peu.
Comportements de l’enfant :
– Se sent responsable de ses parents.
– Protège le parent.
– Se sent redevable.
– Sur-adaptation.
– Parentification (comble les défaillances du parent).
Démarche nécessaire (deuils successifs) :
– Deuil d’un parent toujours vivant (tel qu’on est en droit d’attendre).
– Deuil de la relation (qu’on est en droit d’attendre).
– Deuil de l’espoir (de changement).
– Deuil de l’amour inconditionnel du parent.
– Deuil de la reconnaissance.
– Deuil de l’entourage encore sous emprise.
– Deuil de l’injustice de tous ces deuils.
Croyances à remettre en cause :
– Je ne suis pas aimable.
– Les hommes ne savent pas aimer (fille de père PN).
– On ne peut pas faire confiance.
– Rien n’est gratuit (un élément positif est louche).
– Montrer ses émotions c’est dangereux.
– Je suis obligé de tout accepter pour être aimé.
– Je n’ai pas le droit de dire non.
– Je dois être parfait pour me faire aimer.
– Je dois faire passer les désirs des autres avant les miens.
– C’est quand même mon père/ma mère.
– On ne peut pas briser les liens de la famille.
Accompagner l’enfant (pour le parent sain).
La tentation de répliquer aux tentatives d’aliénation parentale du parent PN est grande. Mais elle n’aide pas du tout, encourager le parent à y résister, à offrir autre chose à l’enfant. Le parent sain ne peut pas rivaliser dans ce domaine avec un sujet PN.
– Veiller à garder le lien avec l’enfant, en parlant à cœur ouvert, sans le juger, même si dans ses attitudes on perçoit l’influence de l’autre parent.
– Éviter, si possible, d’impliquer l’enfant dans la tourmente des querelles du couple.
– Signifier au parent PN les limites, sans détour, et avec un niveau de tolérance zéro.
– Éviter d’entrer dans l’esprit de vengeance et de contre-attaque systématique vis-à-vis du parent toxique (ce qui l’excite). Le faire, c’est rester dans son mode de fonctionnement. Cela renforce le parent PN et affaiblit le parent sain.
– Intégrer le fait que le parent PN a une maladie.
Développer le sens critique de l’enfant
Lorsque l’enfant fait des reproches au parent sain, qu’il rapporte des reproches faits pas le parent PN ou des reproches qu’il a subi, poser des questions pour développer son esprit critique (ne pas juger, critiquer…).
– Qu’est-ce que tu en penses ?
– Quand tu fais ceci es-tu vraiment cela ?
– Quelqu’un d’autre t’a fait ce reproche jusqu’à présent ?
Faire comprendre à l’enfant qu’il n’est pas obligé de croire ce que dit le parent PN et qu’il peut se construire ses propres opinions.
– Lui apprendre à avoir confiance en ses ressentis.
– Planter des graines qui permettent avec le temps à l’enfant de se rendre compte de la nocivité du parent PN.
Renvoyer à l’enfant une image positive de lui-même
Compenser les dévalorisations en validant ce qu’il sait faire.
L’aimer inconditionnellement
– Ne pas lui mettre la pression.
– Ne pas faire de chantage.
– Ne pas lui faire sentir qu’il abandonne le parent sain quand il favorise le parent PN.
– L’enfant n’a pas à se préoccuper des conséquences de ses choix, simplement de répondre à ses besoins.
– Le parent sain doit comprendre que c’est l’emprise qui détermine les choix de l’enfant et non une remise en cause du parent sain.
Ne jamais justifier les comportements du parent PN
– Ne pas trouver d’excuse au parent PN dans le but d’apaiser l’enfant. Pointer ce qui n’est pas normal en restant factuel.
– Dénoncer les comportements déviants, suite logique du conseil précédent : dénoncer les comportements déviants, inadéquats, inappropriés et inadmissibles que l’enfant rapporte. Il est nécessaire en éveillant son esprit critique, de lui apprendre à distinguer le bien du mal, les comportements appropriés des inappropriés, les bons traitements des mauvais. Si l’enfant se rend compte des conduites inadéquates de son parent PN, alors, le chemin de la liberté s’ouvrira à lui : installer chez le parent sain l’idée de « mission éducative ».
Etre factuel
– L’enfant doit comprendre que c’est la raison et non l’émotion qui mène le parent sain.
– Adapter le discours à l’enfant et en nommant les faits, lui faire prendre conscience de l’anormalité du comportement du parent PN.
– Pointer les comportements du PN et non sa personne.
– Faire comprendre que tel ou tel comportement déviant n’est pas une généralité (« Tu as vu d’autres personnes faire ça?).
Etre cadrant
– Ne pas tout permettre à l’enfant
– Remettre en cause les comportements mis en place par mimétisme avec le parent PN.
Garder tout
Garder tous les éléments factuels, écrits pour prouver la maltraitance si nécessaire et laisser des infos à l’enfant pour plus tard.
Autoriser l’enfant à condamner les comportements inapropriés.
Tout cela induit implicitement à l’enfant que les comportements du parent PN peuvent être remis en cause.
Infos à transmettre :
– Les reproches ne sont que des projections de lui-même.
– Vous avez le droit de refuser ses mauvais traitements.
– Il n’a du pouvoir que tant que vous lui en accordez.
– Vous n’êtes pas responsable du bonheur ou du malheur de votre parent.
– Rendez-lui la culpabilité qu’il vous fait porter.
– Rappelez-vous que vos limites et vos croyances lui appartiennent.
– Vous avez le droit d’être heureux.
– Vous avez le droit de vous faire respecter.
– Entourez-vous de personnes aimantes et bienveillantes.
– Si nécessaire, coupez les ponts.
Rassurer le parent sain sur l’idée qu’on finit par l’emporter en restant dans cette ligne.
Jérôme Boutillier, formateur à l’INCTB.
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